Historique du vignoble de Rorschwihr

En 700 : l’Abbaye de Mamoutier possédait des vignes à Rorschwihr (archive incertaine)

Avant 742 : Rorschwihr est cité comme « Domaine Royal Méovigien » / Vente de vigne « Cum viniis » entre la dynastie des Mérovingiens et celle des carolingiens (incompréhension historique)

1er Mai 742 :  Le Domaine Royal Mérovingien passe aux mains du Noble “Franc” Rantwig, de descendance royale, dit : Kaiser (Rorschwihr est la seule commune ayant la certitude de l’authenticité des ces termes grâce à un acte).

En 742 : Le Couvent de Wissembourg confirme l’acquisition de vignes à Rorschwihr par PEPIN LE BREF “le petit” (avant le début de sa royauté).

De 771 à 974 : L’Abbaye d’Ebersmunster prélève des taxes sur le vin à Rorschwihr.

En 817 : Le 1er mai, l’Empereur Louis le Pieux confirme la possession de vignes à Rorschwihr (l’authenticité est confirmée uniquement pour cette commune).

En 908 : Le vignoble de Rorschwihr appartient, en partie, à Königsheim.

En 911 : Le vignoble de Rorschwihr appartient, partiellement, à l’Abbaye de Cluny.

En 987 : Quelques vignes, à Rorschwihr, appartiennent à un descendant d’EUDES-ou Hugues Capet– (Document détruit par un incendie).

Du VIIIe au IXe siècle : L’Abbaye de Wissembourg possède toujours des vignes à Rorschwihr.

En 1092 : Le Pape, CLEMENT III, possède des vignes à Rorschwihr.

En 1094 : Le Couvent Le Silo de Sélestat, s’approvisionne à Rorschwihr, pour son vin de messe. Il est tout à fait remarquable, qu’une partie non négligeable de ce vin était revendu, via le port de Sélestat sur l’Ill.

En 1114 : L’Empereur germanique, HENRI V, ordonne une charte pour son vignoble sis à Rorschwihr.                            

En 1119 : Le Pape, CALIXTE II, surtaxe les vignes à Rorschwihr

En 1140 : Le Pape, INNOCENT II, confirme ,sans ambiguïté aucune, au Couvent de Moyenmoutier, la possession ancienne de vignes à Rorschwihr.

Le 19 juillet 1183 : Le Pape, LUCIEN III, confirme à l’Abbaye d’Ebersmunster, la possession d’une vigne de 3 arpents à Rorschwihr qu’elle exploite sans contrepartie au lieu-dit Pflaenzerreben

De 1198 à 1216 : Le Pape, INNOCENT III, possède des vignes à Rorschwihr.

Du XIIe siècle à la Révolution française : L’Abbaye vosgienne de Moyenmoutier possède une cour colongère avec droit d’asile, encore aujourd’hui appelée “MEYERHOF”, Maison des Maîtres, où les travaux de rachat s’effectuaient dans les lieux-dits de Rorschwihr, Weingarten, Oberer-Weingarten, Pflaenzerreben, Kappelweg, Moenchreben, Rotleibel, Stegreben et Grasberg.

En 1245 : les Bénédictins de Cluny possèdent toujours des vignes à Rorschwihr.

De 1245 à 1539 : Le Silo de Sélestat travaille de la vigne à Rorschwihr.

En 1282 : Les RIBEAUPIERRE reçoivent un fief des Ducs de Lorraine, propriétaires de vignes à Rorschwihr ayant, auparavant appartenu aux COMTES DE HATTSTATT. Les Ribeaupierre y confirment un droit local de Bourgeoisie.

En 1289 : La grande famille d’Alsace, les RIBEAUPIERRE, s’installe sur le vignoble de Rorschwihr.

En 1294 : Le Noble, STOFFEL, réclame et se plaint au sujet de la lourdeur des taxes viticoles à Rorschwihr.

De 1268 à 1313 : Une taxe particulière est prélevée aux lieux-dits Pflaenzerreben de Rorschwihr et Oberer-Weingarten de Rorschwihr. Un relevé, dessin de ce petit “canton”  (expression ancienne en usage pour les grands terroirs viticoles) du Pflaenzer de Rorschwihr existe pour l’an 1300.

En 1300 : L’Evêque de Bâle perçoit la Dîme sur le vin de Rorschwihr récolté au lieu-dit Pflaenzerreben.

En 1312 : La commune de Rorschwihr est l’objet d’une spéculation viticole qualifiée de “sordide” par les plus grands propriétaires d’Alsace, particulièrement ceux d’Ammerschwihr et de Bergheim, ou par les grandes familles RIBEAUPIERREHATTSTATT et RATHSAMHAUSEN.

En 1313 : La commune est vendue, en partie ou en totalité à la MAISON D’AUTRICHE ou, plus exactement aux HABSBOURG.

En 1348 : Le Silo de Sélestat perçoit d’autres redevances en vins et possède toujours des vignes à Rorschwihr (d’après les registres). Il exploite toujours ces vignes et acquiert même de nouvelles entre les propriétés des RATZENHUSEN (Bergheim) et celles des Moines de Moyenmoutier qui se chevauchent (partie de Rorschwihr et de Rodern, côté Rorschwihr). Ces grands et réputés (à l’époque) terroirs à vignes constituent, en fait, par leur usage courant, les 12 lieux-dits retenus par le Syndicat Viticole et se dénomment : ROTLEIBEL, MOENCHREBEN, KAPPELWEG, WEINGARTEN, PFLAENZERREBEN,OBERER-WEINGARTEN, STEGREBEN, GRASBERG, KUGELBERG, LACHREBEN, SILBERBERG et OBERER-SILBERBERG, anciennement Honigacker (en 1750). Le terme “canton”, en usage dans les registres, atteste d’un niveau qualité certain de ces terroirs viticoles puisque, pour les autres vignes, on ne dispose que des délimitations des chemins.

En 1372 : Une partie des vignes appartient au Seigneur de HATTSTATT.

En 1476 : CHARLES- LE -TEMERAIRE impose une nouvelle taxe.                         

En 1478 : Le Noble de RATHSAMHAUSEN fait l’acquisition de nouvelle vignes.

En 1521 : Rorschwihr charge du vin ; plusieurs bateaux transportent le vin depuis le port de Sélestat jusqu’à Strasbourg, puis sur le Rhin vers d’autres pays.

Le 12 septembre 1530 : Le COUVENT SAINTE CATHERINE, ordre des Moines Prêcheurs à Colmar, échanges ses vignes sises sur le ban de Rorschwihr avec le Couvent Silo de Sélestat. Il est notamment fait mention des “cantons” du Rotleibel, Stegreben, Oberer-Weingarten, Weingarten, Kappelweg et Moenchreben. D’autres vignes sont aussi concernées mais de moindre importance qualitative ce qui fait que l’on ne mentionne que les chemins limitatifs.        

En 1690 : PHILIPPE JACQUES, colonel au service de la France sous Louis XIII, eut pour fils PHILIPPE ALBERTqui fut élu Préteur de Strasbourg. De ce dernier, naquit SIGFRIED,  Maréchal de Camp des Armées du Roi. Celui-ci épouse la fille de GODEFROI, le dernier des RATHSAMHAUSEN-ZUM-STEIN, et obtient, en cette année 1690, la restitution de ses fiefs, en particulier la Cour Colongère et des vignes qui appartenaient autrefois aux HABSBOURG (Autriche) et que LOUIS XIV avait octroyés, en 1689, à Monsieur DE CHAMLAY, Maréchal des Logis de l’Armée Royale.

Du Xe au XVIIe siècle : D’après les historiens, les abbayes d’Ebersmunster et de Moyenmoutier possédaient des vignes à Rorschwihr.

Après la Révolution : Rorschwihr devient une commune à part entière lorsqu’elle rompt ses liens avec sa “grande soeur”, Bergheim. Rorschwihr continue de se démarquer par ses particularités viticoles. Le vin, contrairement à ce qui se passe dans les autres communes, n’est pas chois par le ou les gourmets. En effet, la vente aux acheteurs se fait aux enchères (administrées par une tierce personne). Il est à noter d’ailleurs, que cela se pratique également pour le Marché des Premières Cerises d’Alsace de Rorschwihr. Cette précocité (qui se manifeste aussi, souvent, dans la vigne) est due, assurément, à un microclimat bien spécifique à Rorschwihr. Une spécificité bien plus surprenante pour cette époque est encore à noter : Chaque grande famille possède son propre pressoir alors que l’on ne connaît, en général, ailleurs, que le pressoir communal, abbatial ou seigneurial, même dans les communes viticoles d’importance.

En 1996 : Rorschwihr est une commune qui souffre, hélas, de l’absence d’archives sur une période de plus de 800 ans. En effet, dans cet intervalle de temps, des rivalités politiques, religieuses ou encore dynastiques on fait que chaque parti a transcrit les événements de son côté, souvent de concert avec   ses “concurents”, en les conservant. Il faut donc faire des recherches approfondies, pour retrouver des documents relatant l’histoire de la commune de cette époque. Mais cela ne peut qu’ajouter au caractère de rareté et de sérieux quant à l’historique des vins de Rorschwihr et des hommes illustres qui en ont été, à la foix, les auteurs et les acteurs.

 

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